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In The Streets with Helen Levitt
helen-levitt
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Avant de vous lancer dans la lecture de ce nouvel article, rangez vos 3, 5 et 7D (ou équivalent, ça marche aussi) ! Prenez le temps d'aller fouiller dans la vieille malle à idée qu'on oublie d'ouvrir un peu trop, celle qui prend la poussière du tourbillon du train-train quotidien : votre sensibilité !

A croire que naître et grandir à Brooklyn, ça donne des ailes, ou plutôt des yeux : Helen Levitt, merci ! De l'enfance à l'école, et de l'échec scolaire à la révélation, il n'y a qu'un pas, et Helen tombe amoureuse de la photographie en travaillant très jeune pour un photographe commercial. Détail amusant, c'est en prenant le temps de s'attarder sur les dessins à la craie réalisés  dans les rues de son quartier par les enfants, qu'Helen Levitt, alors devenu enseignante en art, décide de sauter à pied joint dans ce qui fera sa renommée mondiale. Mais vous êtes des grands enfants justement , alors on vous laissera le soin de creuser sa biographie en vous rendant sur la toile.

Si l'on vous parle du travail d'Helen Levitt, c'est parce qu'il fait le beau avec le vrai. C'est parce qu'il nous rappelle que nos yeux sont des caméras braqués sur notre environnement, dans l'instant et en dehors du temps.  Et notre environnement, c'est la somme de ce que nous sommes, de ce que nous faisons ensemble, de bien, et de mal. Rien que ça !

 

girlinwindow
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Helen Levitt 3
Helen Levitt 3
Helen Levitt
Helen Levitt
Helen Levitt 2
Helen Levitt 2
Hideaki Hamada

Allez, on la joue franc jeu .... Que celui qui n'a jamais recommencé entre 10 et 37 fois la photo de ses kiddos pour envoyer à mamie le souvenir des vacances lève la main ! Alors forcément, on a tous nos petites astuces pour capturer LE "bon moment" ... Astuces ? Ou plutôt le talent, dans le cas de Hideaki Hamada. Cheeese !

Simplicité, réalité, spontanéité et sensibilité, voilà ce qui décrit bien les clichés de ce photographe japonais indiscutablement trop MAD . Son terrain de jeu ? Nos vies, et celles de nos lutins de l'extrême. Son objectif (best jeu de mots ever) ? Capter le vrai visage des enfants, celui dont on se souvient, mais jamais celui que l'on retrouve exactement dans nos 4589 photos de la micro SD.

Dans une interview donnée à l'occasion de la remise de son Fubiz Award 2012 (en intégralité ici), Hideaki Hamada nous l'explique avec ses propres mots : « Bien que les photographes aient tendance à vouloir capturer des images à un moment spécifique, les enfants ne sourient pas et ne crient pas tout le temps. D'ailleurs, ils n'ont pas une expression faciale spécifique la plupart du temps. J'ai voulu utiliser la photographie pour garder leurs formes de vie dans un monde au jour le jour. De cette façon, les visages très expressifs qu'ils font parfois ressembleront plus à la réalité, et produiront des photographies dont nous ne nous lasserons pas.  »

Exemple en images avec cette série de clichés mettant en scene ses deux garcons dans leur vie quotidienne

Pour découvrir son merveilleux travail rendez vous sur son blog